Propriétaires
Votre locataire ne paie plus. Vous pouvez faire quoi, vraiment ?

Grégoire A
July 13, 2026
▸ La réponse, tout de suite
Vous ne pouvez pas l'expulser vous-même, ni couper l'eau, ni changer la serrure - c'est illégal et ça se retourne contre vous. Mais il existe une procédure qui fonctionne. Elle est longue (comptez plusieurs mois), et son succès tient à une seule chose : réagir dès le premier loyer impayé, pas au troisième.
▸ En clair
Le premier réflexe, c'est le téléphone, pas l'avocat. Un retard sur un mois n'est pas toujours un impayé : carte bloquée, oubli, coup dur passager. Un appel ou un message cordial règle une grande partie des cas. Vous gardez une trace écrite de cet échange.
Si le silence s'installe, on passe à l'écrit officiel. Une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. C'est elle qui fait basculer le dossier du « retard » à « l'impayé », et qui compte si l'affaire va plus loin.
Si vous avez un garant ou une assurance loyers impayés, c'est le moment. Le garant est activé par courrier. L'assurance (GLI) a des délais de déclaration stricts à respecter - la rater, c'est perdre la garantie.
Ensuite, le commissaire de justice prend le relais. Il délivre un commandement de payer (à condition que votre bail contienne une « clause résolutoire » - la clause qui permet de résilier le bail en cas d'impayé). Le locataire dispose alors d'un délai légal pour régulariser. Passé ce délai sans paiement, vous pouvez saisir le tribunal.
▸ Ce que vous faites, concrètement
Dès le 1er jour de retard : vous notez la date, vous contactez le locataire, vous archivez chaque échange. Vous rassemblez le bail, les quittances émises, l'historique des paiements. Ce dossier propre, c'est ce qui fera la différence devant un juge — et ce qui vous fait gagner des semaines.
▸ Le piège
Attendre. Laisser trois ou quatre mois de loyer s'accumuler « pour voir » avant de bouger. Plus la dette grossit, moins vous récupérez. Le second piège : un bail sans clause résolutoire, qui transforme une procédure de quelques mois en bataille bien plus longue. Vérifiez-le avant la signature, pas après.
Et n'oubliez pas la trêve hivernale : entre le 1er novembre et le 31 mars, les expulsions sont suspendues. Raison de plus pour enclencher tôt.
▸ À retenir
- Jamais de justice privée (serrure, coupures) : c'est vous qui devenez fautif.
- On réagit dès le 1er retard, pas au 3e mois.
- Un bail avec clause résolutoire + des paiements tracés = votre meilleure protection.
Avec Rent It - Chaque loyer encaissé via l'app est horodaté et chaque quittance archivée. Si un dossier part au contentieux, vous avez l'historique complet, prêt à présenter, au lieu de fouiller dans vos mails.
Information générale, pas un conseil adapté à votre situation. Pour votre cas : l'ADIL de votre département vous renseigne gratuitement, et un commissaire de justice vous indiquera les délais exacts en vigueur.
