Locataires
Ampoules, joints, robinets… qu'est-ce qui est à votre charge dans votre logement ?

Grégoire A
July 13, 2026
▸ La réponse, tout de suite
En tant que locataire, tout l'entretien courant et les petites réparations du quotidien sont à votre charge : ampoules, joints, débouchage, entretien de la chaudière, petits raccords. Ce qui relève de l'usure du temps (la vétusté) ou des grosses réparations reste au propriétaire. La règle en une phrase : vous entretenez au quotidien, il répare le gros.
▸ En clair
Ce qui est à vous, c'est l'entretien courant. La liste est fixée par la loi (le décret du 26 août 1987 sur les réparations locatives). En résumé : tout ce qui s'use à l'usage normal du logement, c'est à vous de l'entretenir et de le remplacer quand c'est petit.
Électricité. Remplacer les ampoules et les fusibles grillés, ainsi que les interrupteurs et prises abîmés. C'est l'exemple le plus courant : une ampoule morte, c'est à vous.
Plomberie et sanitaires. Entretenir la robinetterie, remplacer les joints qui fuient, refaire les joints en silicone autour de la baignoire, de la douche ou de l'évier quand ils noircissent ou se décollent, déboucher les canalisations et entretenir le chauffe-eau. Ces joints se refont en général tous les deux à trois ans.
Chauffage. L'entretien annuel de la chaudière individuelle (gaz ou fioul) est à votre charge, le plus souvent via un contrat d'entretien. Le ramonage des conduits l'est aussi, une à deux fois par an selon votre commune.
Aération et humidité. Nettoyer les grilles de ventilation (VMC) et, surtout, aérer régulièrement. C'est un point clé : une moisissure causée par un manque d'aération peut vous être imputée à la sortie.
Murs, sols, fenêtres, volets, jardin. Petits raccords de peinture, rebouchage des trous de chevilles, graissage des gonds et des volets, remplacement d'une vitre que vous avez cassée, et entretien courant du jardin s'il est privatif (tonte, taille).
Ce qui n'est PAS à vous. Tout ce qui relève de la vétusté (l'usure normale liée au temps), des grosses réparations (remplacer une chaudière en fin de vie, la toiture, la plomberie encastrée, une mise aux normes) et de ce qui vient d'un défaut de construction ou d'un événement extérieur. Ça, c'est au propriétaire.
▸ Ce que vous faites, concrètement
Prenez le réflexe d'un petit entretien régulier : joints silicone à refaire tous les deux-trois ans, grilles de VMC à nettoyer, chaudière à faire réviser une fois par an (et gardez la facture). Et dès qu'une vraie panne apparaît - une fuite, une chaudière qui lâche - signalez-la vite et par écrit à votre propriétaire. La réparation est peut-être à lui, mais c'est à vous de le prévenir sans tarder.
▸ Le piège
Laisser traîner. Deux erreurs classiques : ne pas aérer et laisser la moisissure s'installer (elle devient alors votre responsabilité), et ne pas signaler une fuite ou une panne au propriétaire - si le dégât s'aggrave faute d'avoir prévenu, on peut vous le reprocher. Dernier piège : confondre usure normale et dégradation. Un logement rendu abîmé au-delà de l'usure normale à la sortie, c'est une retenue sur votre dépôt de garantie.
▸ À retenir
1. Entretien courant et petites réparations = locataire ; vétusté et grosses réparations = propriétaire.
2. Aérez pour éviter les moisissures : elles peuvent vous être imputées.
3. Signalez vite et par écrit toute grosse panne à votre propriétaire.
Avec Rent It - vous signalez une panne à votre propriétaire directement depuis la messagerie de l'app, et vous gardez la trace datée de vos échanges, de votre état des lieux et de vos documents. Pratique le jour où il faut prouver qui devait faire quoi.
Information générale, pas un conseil adapté à votre situation. La liste précise des réparations à votre charge est fixée par le décret n°87-712 du 26 août 1987 ; en cas de litige, l'ADIL de votre département vous renseigne gratuitement.
